Le mot de Laura


Rockandco : 4 ans d’amitié et de musique

 

Bonjour à tous,  c’est moi, Laura. A l’occasion de ces vacances d’été qui sont pour nous un temps de repos, j’ai eu envie de revenir un peu sur l’histoire de notre groupe qui vient de fêter ses 4 ans. En 4 ans, on en a vécu des choses, déjà sur le plan personnel : on a fêté des anniversaires avec changement de dizaine, le départ en retraite de Phiphi, des naissances dans les familles des musiciens (je suis moi-même devenue maman… 2 fois !), on a élargi notre répertoire et commencé à composer, on a eu la chance incroyable de pouvoir jouer au Manège de Reims, au salon d’art contemporain, etc.  

 

Mais il faut savoir que tout a commencé par un concert… « maudit »

 

Ce soir-là au pop-art again, pub de Reims, tous nos amis étaient réunis pour la grande première du groupe. Nous étions frais comme des gardons, Riri avait sorti les santiags, Pascal son plus beau chapeau, Steph sa basse home-made, moi j’étais un peu bourrée bien sûr, juste de quoi me donner du courage et vraiment tout s’annonçait bien pour un groupe qui ne jouait vraiment ensemble que depuis 3 mois… mais nous n’avions pas pensé à un petit détail : le bar était équipé d’un limiteur de son… Dès que notre Phiphi, qui tapait comme un sourdingue à l’époque, mettait trop de cœur à l’ouvrage, les amplis se coupaient (c’est –à-dire dès les premières notes de la première chanson quoi). C’était une véritable catastrophe et le public n’entendait rien, il a fallu dépêcher la fille de Pascal pour qu’elle nous ramène une table de mixage. Quelques (longues) minutes plus tard, le concert pouvait enfin commencer… Pour peu de temps puisque nous avons dû nous interrompre le temps que les pompiers interviennent pour la serveuse qui s’était évanouie (le talent sans doute ?) Je me souviens aussi que je n’avais aucun retour et que je regardais les accords sur le manche de Riri grâce au miroir des chiottes du bar pour savoir où il en était du morceau. Je me souviens de mes amis obligés de retenir  tant bien que mal un énorme fou rire totalement déplacé pendant la minute de silence en hommage aux victimes de l’attentat au Bataclan qui s’était produit peu de temps auparavant (alors en fait, ils se tenaient tous les mains, l’un d’entre eux  a  voulu caresser gentiment la main de sa copine, mais il tenait en même temps celle d’un ami  et il s’est trompé de destinataire. Celui-ci a chuchoté offusqué : « mais pourquoi tu me papouilles ?) Je me souviens de cette magnifique formule de l’un d’entre eux à la fin du concert : « je suis un peu déçu, je m’attendais au moins à ce que les cheveux de quelqu’un prennent feu  pour le final ! » Sympa comme premier concert ! 

 

Par la suite, nous avons, comme tout groupe qui se respecte eu parfois quelques déconvenues : nous avons parfois joué devant un public très restreint (pour cause de concerts programmés sans le savoir les soirs de matchs de foot importants - et en plus à chaque fois l’équipe de France gagnait, allez savoir pourquoi ?!- ou pour cause de problème de publicité/communication de notre part ou de celle de l’accueillant) nous avons joué un soir de tempête de neige à la toute fin d’un mois de mars, nous avons joué pour des voitures (celles, très belles,  du relais des Coteaux à Sézanne où par 40 °C au soleil le public s’était réfugié au frais sous les arbres à  côté de la scène) ou pour des livres (coucou la médiathèque de Montcornet) mais même lors de ces moment-là, de ces « grosses répètes » finalement comme nous aimons les appeler, nous nous sommes éclatés et nous avons profité de chaque instant en essayant de faire passer un bon moment à ceux qui étaient présents malgré tout.

 

Pour ma part, je suis vraiment heureuse de ces quatre et belles années passées au sein de Rockandco et j’espère de tout mon cœur rempiler pour au minimum quatre années de plus !

 

Je vous souhaite un bel été !

 

Laura.